4 things: le défi
Tiens, ça fait un bail que j’ai pas fait un truc comme ça, et comme personne ne me refile les chaînes qui me plaisent (même celles qui me plaisent pas, d’ailleurs), ben je m’en crée une toute seule que je vais m’auto-refiler quand je ramerai un peu devant ma page blanche.
Pourquoi 4? C’est mon chiffre préféré. On est quatre. Je suis née un 4. Ce n’est ni trop, ni trop peu. Pas de raison particulière. 4; ça le fait.
Allez, on commence fort avec une série de 4 x 4 things, et sur moi je vous prie! On va pas tomber dans la facilité, hein, on va éviter les trucs genre j’aime mon mari, mes enfants, mes amis, mes parents, etc. Hein? Ouais.
4 trucs que j’aime
1. La violence gratuite. Bon, dans la vie de tous les jours, OK, mais seulement si c’est moi qui tape. En fait, je l’aime surtout dans les films. Ça me fait tripper de voir des gens qui s’en prennent plein la gueule alors qu’ils avaient rien demandé. Nous, ça nous arrivera jamais, j’ai pas pris l’option Krav pour rien. Le premier qui vient nous embêter va pas comprendre ce qui va lui arriver.
2. Les films pourris avec des animaux énormes qui terrorisent la population. Bon, quand c’est des araignées j’en mène pas large, mais je regarde quand même entre deux doigts, en poussant des petits cris effarouchés (oui, ridicule, je sais, la femme-krav a honte). J’ai un amour tout particulier pour les films avec des crocodiles de cinq mètres de long qui démembrent ou gobent tout rond ceux qui osent croiser leur chemin. Parce que le croco, c’est un fûté hein! Il traque, il lâche pas l’affaire, il finit toujours par débusquer la proie. C’est vachement balèze un croco.
3. Qu’on me frotte le dos pendant des heures. Oeuf corse, mon mari, ça le gave grave, donc ben depuis bientôt huit ans, je survis comme je peux entre deux grattous de pitié, mais bon, on peut dire en gros que je suis unfrouilled. La survie passe par la scarification: dès que j’ai un bobo, une piqûre d’insecte, une cicatrice, quoi que ce soit, je gratte. Et comme je me fais taper sur les doigts quand je me fais choper à le faire, ben je gratte la nuit, ou je m’isole aux toilettes. Oui, c’est misérable, mais a girl’s gotta do what a girl’s gotta do!
4. Inventer des mots rien qu’à moi. Quand on m’entend parler, généralement, on se demande quels sont ces mots bizarres que je dis sans arrêt. Au fur et à mesure, on s’habitue, et soit on capte, soit on arrête de demander.
4 trucs que j’aime pas
1. Qu’on me demande ma préférence entre deux trucs, pour m’entendre dire après qu’on préfèrerait l’option que j’ai pas choisi, finalement. Sérieux, je taperais, mais ça casserait l’ambiance. Je suis pas chiante, je demande pas à choisir, au contraire, je suis assez tranquille de ce côté-là, j’aime pas imposer mes goûts; mais par contre si vous voulez pas choisir et que vous me demandez de le faire alors que j’y tiens pas, vos gueules après.
2. L’été. Je voudrais un constant 18°C le matin et l’après-midi pas plus de 25°C, merci d’avance. Au-delà, je meurs. Si.
3. Ma toute nouvelle addiction à la caféine. De préférence froide, dans le coca. Sinon si y’a pas, café, mais j’en boirais pas toute la journée. Je sais pas si c’est psychologique ou pas, mais j’ai l’impression que ça m’aide à tenir pendant la journée, et les jours où j’en ai pas je suis toute flagada. En même temps, c’est pas grave si ça fait grossir, j’ai perdu dix kilos en deux mois. Oui. Dix. Sans faire de régime. Ne me haïssez pas.
4. Perdre mes fringues, à cause de mon non-régime sus-cité. J’ai beau serrer la ceinture, j’ai perdu facile deux-trois tailles depuis deux mois, donc j’ai les pantalons qui vont dire bonjour à mes chevilles si j’ai le malheur de trop me déhancher. C’est d’un pratique pour danser la salsa!
4 trucs que vous saviez (peut-être) pas sur moi
1. Je suis persuadée que les araignées en ont après moi. Je les soupçonne d’ourdir des complots pour me tuer, sérieusement. Si une araignée est dans une pièce, elle viendra forcément dans ma direction. J’en ai une peur atroce, y penser me donne des nausées et des frissons dans le dos. Même les voir dans un documentaire me fait flipper. À côté de ça, les rats, les serpents, tous les trucs dont les filles ont peur généralement, rien à battre. Mais le problème, c’est que chez moi ça va au-delà de la petite peur sympa, qui fait de mal à personne. Je me sens devenir complètement psychotique névrotique parfois. En même temps, maintenant que j’ai des enfants, je me force à rester calme, pour leur bien.
2. Je suis assez douée en langues étrangères. Je suis capable de m’exprimer en plusieurs dialectes italiens, surtout si en face j’ai un interlocuteur qui m’encourage à le faire. En classe, au lycée, je faisais la rage de mes camarades qui passaient des heures à étudier et à écrire leurs devoirs, parce que j’arrivais le matin et faisais en cinq minutes les exercices qu’elles avaient mis une heure à faire la veille; j’avais toujours de très bonnes notes en langues, et les profs se tournaient toujours vers moi pour obtenir la bonne réponse.
3. J’ai fait de la danse de salon et des claquettes. Assez pour pouvoir bien me débrouiller. Je rêve de danser, mais personne autour de moi n’aime ça. Alors je me dis que j’apprendrai à danser à mes fils quand ils grandiront, comme ça plus tard ils pourront faire danser leur vieille mère. Je ne serai plus capable de virevolter comme maintenant, mais ça sera toujours mieux que rien.
4. Je rêve de me faire tatouer tout le dos, comme les yakuza.
4 trucs qu’on n’aime pas à mon propos
1. Je gigote. Tout le temps. Et tout particulièrement quand c’est l’heure de m’endormir. Le lit se transforme en un marteau-piqueur géant, la chevauchée des Valkyries, pendant que je remue mes fesses en cadence pour me bercer. Si je fais pas ça, je dors pas. Et je vais vous dire un secret: c’est encore mieux si je trouve LA position qui fait grincer un ressort, ça aide à la cadence, et je m’endors encore plus vite. Évidemment, mon mari a horreur de ça!
2. Je “n’entends rien”, surtout si il y a de nombreuses sources sonores autour. Ou si on me parle en regardant ailleurs, et que je ne peux pas voir les lèvres bouger. Pourtant je ne suis pas sourde, j’entends comme il faut, mais j’ai besoin de faire répéter assez souvent.
3. Je recommence sans relâche. Tout ce qui peut être recommencé. J’ai un désir de perfection qui me pousse à repartir à zéro dès que je sens que je pourrais faire mieux. C’est particulèrement pénible en ce qui concerne les jeux vidéo, je peux passer des heures à refaire les intros.
4. Je ne suis pas fichue de me souvenir de la trame d’un film, d’un bouquin, d’une série, etc. Personnellement, je trouve que c’est un avantage, parce que je peux relire/revoir souvent sans me lasser, je suis é-co-no-mi-que! Mais c’est vrai que lorsqu’on me dit “mais si, souviens-toi!”, ben je me souviens pas, même si j’ai vu la veille le film dont on me parle. Alors ça énerve…
Voilà, 4 x 4 trucs sur moi, c’est fini. Défi relevé.
J’ai eu plus de mal que ce que je pensais à finir cette liste, j’y ai passé beaucoup de temps. Mais c’est du premier choix, c’est pas du jeté à la va-vite. Enjoy.
Si par hasard vous avez des idées de thème pour les prochains 4 things, je suis preneuse, envoyez ça par mail ou dans les commentaires; au prochain bloc de la bloggueuse, j’irai taper dedans. Mais non pas dans les coucougnettes, rhôô, de suite…


J’avais fait il y a peu de temps un truc équivalent sous forme de top 4, à propos de BD, et en séparant par genre (manga, comics, et franco-belge). Si tu veux un quatrième sujet pour faire 4 x 4, essaye donc les jeux vidéos ; je suis curieux de ton top 4 :)
@Bleu Héhé, c’est faisable, mais ça va être dur. J’aime trop de jeux vidéos pour réussir à déterminer quels sont mes 4 préférés.
Hé, tu crois pas que j’aime beaucoup trop de BD pour en faire un top 4 ? Mais c’est justement toute la beauté de la chose. Question jeux vidéo, par contre, c’est beaucoup plus vite fait, pour moi.
@Bleu Oui, toi c’est un truc genre:
1. FF7
2. FF7
3. FFVII (pour varier!)
4. FF7
“Je me sens devenir complètement psychotique parfois.”
En fait, la grosse peur pas sympa c’est plutôt une phobie et c’est donc névrotique.
(Oui moi dans les 4 trucs que j’aime pas, y a “les gens qui essayent d’utiliser du vocabulaire psy et qui se plantent” :D)
Ah et c’est marrant, pour les “4 trucs qu’on n’aime pas à mon propos”, je pourrais mettre quasiment les mêmes - sauf que j’ai pas de mari, et que lire sur les lèvres ne m’aide pas.
@Naque Huhuhu, oui, alors là, je n’y connais rien de rien, ici c’est de la psychologie de comptoir (celui de ma cuisine), donc bon, ne te formalises pas trop s’il-te-plaît! ;)
Sinon, on me fait remarquer que j’ai pas refilé le 4trucs. Au départ, je l’ai fait juste pour pouvoir me le refiler à moi-même quand je suis en manque de sujets pour écrire. Mais servez-vous, hein! Faites comme chez vous!
@Naque Voilà, grâce à toi j’ai appris quelque chose aujourd’hui:
La différence entre psychose et névrose est sans doute la première approche indispensable pour percevoir avec clarté les maladies psychiatriques. Le sujet atteint de psychose n’est pas conscient du désordre de sa personnalité, alors que celui qui souffre de névrose perçoit le caractère maladif de ses troubles.
Je vous laisse découvrir le reste de l’article ici:
Psychose: Définition
Toutafé, c’est le B.A. BA de la psycho, la différence entre névrose et psychose. Bon, avec le fait que la schizophrénie n’EST PAS le dédoublement de la personnalité (et qu’il n’y a pas de y dans le mot, qui est déjà bien assez compliqué comme ça :).
@Naque En même temps, n’a-t’on pas un peu le droit aussi de déformer un peu l’usage des mots pour les rentrer dans le vocabulaire courant? On dit bien d’une personne qu’elle est autiste sans qu’elle en ait les troubles. ;)
Bah c’est un abus de langage aussi :)
Mbon après c’est vrai que c’est par l’usage que goupil devint renard, mais j’ai quand même un peu plus de mal avec l’utilisation mal à propos des noms de pathologies…
@Naque Ben tu as remarqué, hein, j’ai corrigé… C’est un premier pas! ;)
oui les crocros lachent pas l’affaire :)